Come back from London

Me revoilà à Paris dans cette ville que j'aime tant ! Seulement les voyages sont fatigants et je ne m'attendais pas à avoir tant de difficultés sur le retour.


Photos prisent dans Euston Square Gardens, Londres


Si on passe sur la troisième nuit qui m'a été octroyée à Londres, que j'ai essayé de prendre comme une opportunité, elle me laisse quand même un arrière goût amère dans la bouche. Cela vient surement du "tourner les talons et passer à autre chose" (qui ne me fait pas du bien). Et comment font ces pros des « au revoir » (ou adieu je ne sais pas), qui dès qu'elles partent, passent à autre chose sans y réfléchir ? Je ne dois sûrement pas faire partie de leur groupe.


Prise de vue dans Euston Square Gardens, Londres
Le voyage en lui même du retour a aussi été mouvementé, je commençais à réfléchir à tout ce que j'avais fait, ce que je n'aurais pas dû faire, ce qu'il allait maintenant se passer mais aussi que j'allais retrouver mon petit nid douillet, mon travail, la routine. J'ai été tout d'abord enchantée c'est vrai : passer quelques jours loin de son chez moi m'a fait réaliser encore une fois à quel point j'ai de la chance. Mais aussi à quel point la façon dont on accueille les autres chez soi est importante. C'est pourquoi je me suis détendue en faisant un malaise juste avant d'atterrir (et pourtant j'ai déjà atterri  un bon nombre de fois). Seulement une fois les pendules remisent à l'heure j'ai compris que même si j'adore la France et Paris, entendre les gens parler étranger autour de soi fait un bien fou. Non pas que je sois bilingue anglais et que j'ai tout compris pendant quatre jours mais plus que ça fait un bien fou de ne pas comprendre les autres, de n'entendre que ses pensées et pas les voix des autres autour. C'est peut-être très égoïste ou très associable mais c'est reposant, tellement que quand j'ai senti les roues de l'avion toucher le tarmac de l'aéroport français je me suis demandée si je voulais vraiment rentrer. 
Mais ça posait un autre problème si je ne veux pas rentrer à Paris, où voudrais-je rentrer ? Et là, je me suis mise à envier les hôtesses de l'air ou toutes ces personnes qui ne posent leurs valises que quand elles savent quand elles vont repartir.

Prise de vue du sommet de l'église de St Pancras, Londres

Pour en revenir au retour à la maison, je ne suis pas en pleine forme et toutes mes bonnes résolutions sont un peu (voire complètement) en pause, dur dur le contrecoup... D'avoir la sensation de s'être faite tromper, d'être tombée dans le panneau comme une bleue, je me dis qu'à mon âge je devrais peut-être arrêter de croire au prince charmant. Seulement se prendre pour une grande est facile, c'est le retour à la réalité qui est plus dur. J'aimerais bien dire que j'aurais voulu être prévenue mais ça a été fait et cette histoire est vielle comme le monde alors à quoi bon. 

Je présume qu'encore une fois il faut juste un peu de temps pour guérir de ces blessures (qui ne sont quand même pas si grandes cette fois, ça serait plus des égratignures au coeur) et qu'avec une ou deux bonnes nuits de sommeil avec la couette rien que pour moi, les bons souvenirs recouvriront bien vite les moins bons !


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